Je n'aime pas conduire... - Zara Walsh
Zara Walsh

Je suis Zara, et j'en suis à mon tout premier blog. L'envie de partager avec le monde tout ce qui me passe par la tête est présente depuis que je sais parler. Mon entourage me dit souvent que je suis étourdissante. Voilà pourquoi j'ai pris la décision de laisser reposer ma langue, et d'occuper mes doigts. Sachez aussi que, autant, j'ai besoin de mes amies et ma famille près de moi, autant, j'aurai envie de vous savoir là, à me lire ! Alors au plaisir de vous combler de mes mots !

Je n'aime pas conduire...

Mardi dernier, j’avais prévu de passer voir Zoé, une amie dessinatrice. Elle travaille sur un livre pour enfants dont elle illustre le texte. Je n’avais pas pu la rencontrer depuis un mois, car ce projet se terminait et elle avait préféré s’isoler pour le terminer dans de bonnes conditions. Si seulement j’avais pu savoir ce qui arriverait, je ne serais pas sortie de chez moi. J’avais reçu un avis de 60 jours, je devais m’en occuper au plus vite et j’ai noté, sur une feuille collée sur mon réfrigérateur, quelques mots pour me souvenir de cette obligation. J’avais encore une dizaine de minutes pour me préparer. J’ai mis un peu de parfum, un trait de crayon noir sous les yeux et j’ai arrangé autrement ma coiffure. Puis, je suis descendue, et j’ai vu que le taxi, que j’avais demandé une heure avant, était là, à m’attendre.

Je me suis assise et j’ai profité de cet instant si agréable, quand je suis passagère et que je suis conduite. Conduire en ville m’est insupportable. Je préfère prendre mon auto pour de longs trajets ou à la campagne. Les conditions climatiques difficiles et le stress des automobilistes sont compliqués à gérer. Je ne parviens pas à me concentrer et à conduire correctement, si je suis dans ces cas. Demander un taxi est devenu une habitude. Je prends aussi le bus, de temps en temps, et je marche. Cette dernière option, je ne l’avais pas choisie, car le bulletin météo, que j’avais lu un peu plus tôt dans la journée, mentionnait des précipitations fortes. Je me félicitais de mon choix en voyant de grosses gouttes s’écraser contres les vitres de l’automobile alors que j’étais à l’abri.

Un ralentissement eut pour conséquence un retard de dix minutes sur l’horaire que je m’étais fixé. Ce ne fut que le premier incident de parcours, le suivant fut bien plus énervant. J’étais arrivée à ma destination et je suis sortie du véhicule en prenant soin de ne pas mouiller mes chaussures. Une flaque d’eau s’étalait juste devant moi. En voulant la contourner, j’ai heurté un passant. L’homme, d’une corpulence largement supérieure à la mienne, ne bougea pas, contrairement à moi. Je sentis mon pied droit glisser sur le sol trempé. Je fus rattrapée, juste avant de tomber, par le passant. Il m’a saisi le bras pour retenir ma chute. Malheureusement, ma cheville avait été tordue, et elle fut douloureuse toute la journée.