La mésaventure de mon mari - Zara Walsh

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La mésaventure de mon mari

La mésaventure de mon mari - Zara Walsh

Il y a quelques semaines, j’ai entendu ma fille rentrer avec mon conjoint à une heure si tardive, que je me suis immédiatement levée. Je voyais s’afficher sur mon téléphone cellulaire plus de minuit, et j’étais très sidérée qu’ils rentrent à cette heure-là. J’ai enfilé ma robe de chambre, un cadeau que mes parents m’ont offert à Noël, et qui est devenu mon vêtement habituel à mon lever. En mettant la ceinture, j’ai entendu qu’Henri souhaitait une bonne nuit à notre fille. La porte de la chambre s’ouvrit, et mon époux fut étonné de me voir debout et bien réveillée. Il m’a expliqué la soirée incroyable qu’il venait de passer en compagnie de notre fille. Avant d’entamer ce récit, il me demanda où était la Cure migraine qu’il prenait, qui est très efficace, et je la recommande maintenant à tous ceux qui ont ce terrible problème.

Quand il était venu pour prendre notre fille à la sortie de son école, il avait remarqué qu’un de ses pneus était dégonflé ; il ne pouvait plus rouler sous peine d’avoir un problème rapidement. La crevaison lente ne pouvait être stoppée qu’avec une bombe anti-crevaison, il regarda s’il en avait une dans l’automobile. Le temps était ensoleillé et il ouvrit les portières du véhicule en grand, sans prendre le soin de les refermer. Un automobiliste, pressé de se stationner, accrocha une des portes, qui aurait pu être arrachée si ma jeune fille n’avait pas signalé l’incident à son père, qui parvint à stopper le conducteur imprudent. Pendant qu’une vive discussion s’engageait entre les deux hommes, le ciel se couvrit et une averse s’abattit sur eux, ce qui mit fit à leur conversation. Aucun dégât n’était à recenser d’un côté comme de l’autre, ils revinrent dans leur véhicule, en grande partie à cause de la pluie.

Elle était si dense, que mon époux dû attendre avant de démarrer, car il ne voyait rien ; au bout de dix minutes, il a dû repartir, sans avoir pu regonfler son pneu. Ce ne fut qu’après vingt minutes de conduite qu’il fut obligé de se ranger sur le côté de la route, car il sentait que sa voiture virait un peu trop à gauche. Heureusement, notre ami David passait par là, et il le dépanna efficacement. La nuit était tombée depuis deux heures et leurs ventres criaient famine. Un rapide passage dans un restaurant les requinqua tous les deux. Mon mari ferma les yeux, alors qu’il prononçait ces dernières paroles.