Le temps des grippes - Zara Walsh
Zara Walsh

Je suis Zara, et j'en suis à mon tout premier blog. L'envie de partager avec le monde tout ce qui me passe par la tête est présente depuis que je sais parler. Mon entourage me dit souvent que je suis étourdissante. Voilà pourquoi j'ai pris la décision de laisser reposer ma langue, et d'occuper mes doigts. Sachez aussi que, autant, j'ai besoin de mes amies et ma famille près de moi, autant, j'aurai envie de vous savoir là, à me lire ! Alors au plaisir de vous combler de mes mots !

Le temps des grippes

Si j’avais pensé à prendre mon manteau, le soir où je suis rentrée de ce concert de rock, je n’aurais pas attrapé un rhume. Si je m’étais soignée immédiatement, il n’aurait pas dégénéré en bronchite. Au contraire de ce que je voulais, j’ai donc dû m’arrêter de travailler pendant huit jours tant j’étais malade. Je ne pouvais pas sortir, sinon je risquais de contaminer toutes les personnes que je croiserais. C’était simple, je ne cessais pas d’éternuer. Une fois que je me suis mise dans mon lit, avec une couverture en laine bien chaude par-dessus ma couette, je n’ai plus senti les frissons qui parcouraient mon corps. J’ai pris les remèdes que le médecin m’avait prescrits, je suis restée au chaud et je ne suis pas sortie. J’ai même commandé mes courses par Internet, et j’ai demandé une livraison à domicile. Et j’ai réussi, le jeudi, à gérer à distance mon rendez-vous avec un prêteur prive à Montréal.

Quand j’ai senti que la fièvre était tombée, je me suis levée de mon lit, et je me suis remise à faire quelques activités dans mon condo. J’étais restée alitée pendant deux jours, j’avais un retard conséquent pour laver mes vêtements. Ma vaisselle avait été faite au fur et à mesure, car je n’aime pas en laisser dans l’évier. C’était agréable d’être de nouveau capable de marcher sans se sentir fatiguée, de rester concentrée en lisant un article ou, plus simplement, mes messages électroniques. Je n’avais répondu à aucun appel ni aucun message pendant ces deux journées où j’étais si malade. J’ai compris que mon état de santé s’était amélioré quand j’ai senti que je respirais avec moins de difficultés. C’était un des symptômes qui m’avait forcé à avoir un arrêt pour ma maladie.

Mon énergie me revint petit à petit. Le troisième jour, j’ai appelé Monique pour qu’elle vienne nettoyer mon logement. Elle est employée par une société de nettoyage et elle vient, chaque semaine, chez moi. Elle a, comme à son habitude, été rapide et efficace et, comme toujours, nous nous sommes posées autour de la table de ma cuisine pour boire un expresso. Je lui ai demandé des nouvelles de son fils. Il commençait des études très intéressantes, car il voulait devenir archéologue. Elle était fière de son garçon. Quand elle est partie, j’ai regardé mon smartphone. Mon avis était demandé sur Monique par son employeur. J’ai fait son éloge en deux cents mots.