Les cosmétiques - Zara Walsh
Zara Walsh

Je suis Zara, et j'en suis à mon tout premier blog. L'envie de partager avec le monde tout ce qui me passe par la tête est présente depuis que je sais parler. Mon entourage me dit souvent que je suis étourdissante. Voilà pourquoi j'ai pris la décision de laisser reposer ma langue, et d'occuper mes doigts. Sachez aussi que, autant, j'ai besoin de mes amies et ma famille près de moi, autant, j'aurai envie de vous savoir là, à me lire ! Alors au plaisir de vous combler de mes mots !

Les cosmétiques

Les cosmétiques - Zara Walsh

Je suis une dingue des cosmétiques naturels, et j’ai appris à en faire de toutes les sortes : pour soigner l’acné, contre les moustiques, en prévention pour empêcher la peau de se rider trop tôt, et bien d’autres recettes encore. Tout ce que j’apprends, je souhaite le transmettre, aussi, ai-je pensé à faire un blogue sur le sujet. J’ai commencé à faire un plan, mais trop d’idées se bousculaient dans ma tête. J’ai donc pensé à aller faire un tour en ville pour me détendre. J’ai mes repères, je passe par une rue particulière, je tourne à droite, là où j’ai eu mon soin pour mes varices au laser, je prends à gauche, etc. Trop prise dans mes réflexions personnelles, je ne vis pas que j’avais pris un itinéraire que je n’avais jamais emprunté. C’était tout naturellement que mes pas m’avaient portée vers une place charmante. Des jolies boutiques, un peu rétro, bordaient la place pavée et j’eus l’impression d’être transportée dans le temps.

Je traversais la place pour aller contempler un magasin. Les couleurs m’attiraient. C’étaient des rouges, du bordeaux au carmin, des nuances d’orange, des teintes brunes, du marron brûlé au caramel. Les tissus d’ameublement étaient si bien présentés que je voulus entrer pour les regarder de plus près. Je voulus pousser la porte, qui ne céda pas malgré mes efforts répétés. Je tentais de voir si une personne était présente à l’intérieur du magasin. Mes efforts furent récompensés quand je vis la silhouette d’un homme blond aux cheveux courts se découper au fond de l’échoppe.

Très pâle, habillé d’un costume trois pièces très élégant, il avait tout du dandy, jusqu’à la canne au pommeau d’ivoire. Sur son épingle à cravate était montée une améthyste de belle taille. Je notais tous ces détails en passant, mais sans trop observer l’homme, de peur de paraître impolie. Ses conseils étaient précis et je repartis avec des coupons d’étoffes. J’avais pris un beau lin, de couleur terre brûlée, pour recouvrir de grands coussins. Le tissu était si beau, que je voulus en prendre à nouveau pour confectionner un ensemble de linge de lit. Je repris mon trajet habituel et j’essayais de retrouver la rue où j’avais tourné. Après des détours qui m’amenèrent à marcher pendant trente minutes, je vis une place qui ressemblait à celle où le magasin était installé. Aucun magasin ne correspondait à celui que je cherchais, et que je n’ai jamais retrouvé.