Un moment très difficile à passer - Zara Walsh
Zara Walsh

Je suis Zara, et j'en suis à mon tout premier blog. L'envie de partager avec le monde tout ce qui me passe par la tête est présente depuis que je sais parler. Mon entourage me dit souvent que je suis étourdissante. Voilà pourquoi j'ai pris la décision de laisser reposer ma langue, et d'occuper mes doigts. Sachez aussi que, autant, j'ai besoin de mes amies et ma famille près de moi, autant, j'aurai envie de vous savoir là, à me lire ! Alors au plaisir de vous combler de mes mots !

Un moment très difficile à passer

Un moment très difficile à passer - Zara Walsh

Ayant eu quelques petits ennuis avec mon ancien patron, je dus chercher un autre travail. Les factures n’allaient pas se payer toutes seules, bien malheureusement pour moi. Ainsi, je me retrouvais à nouveau au chômage, cela faisait un moment. Je ne pus supporter un instant de plus, l’incompétence de mon patron qui priorisait, semble-t-il, la quantité à la qualité. Alors, muni d’un CV tout frais, légèrement gonflé par cette expérience enrichissante, je me mis à la recherche d’un autre emploi. Par chance, je ne mis pas plus d’une semaine pour retomber sur mes pattes, car un bureau de placement de Montréal recherchait à ce moment-là, des gens expérimentés dans le Financement privé. Il fallait dire que c’était pour un domaine que je connaissais bien, et je réussis à décrocher un entretien en début de semaine.

La peur au ventre

Une fois arrivé, il fallait avouer que l’endroit était impressionnant. L’aménagement paysager avait sûrement été pris en charge par un expert. En m’asseyant dans la salle d’attente, je sentis l’anxiété monter en moi. Ayant été sous le joug d’un tyran depuis trop longtemps, on aurait dit que j’avais perdu toute confiance. C’est au moment où l’on allait me recevoir que, soudainement, je fus vaincu par un stress immense. En même temps, l’expression abattue des postulants ne me rassurait pas. L’endroit jouissant d’une certaine notoriété, ils n’allaient donc pas accepter n’importe qui. Je pus à peine passer la porte, et le responsable, juste avec le regard, m’avait déjà jugé inapte pour le poste.

La persévérance paie toujours

Durant l’entretien, la pression était encore montée d’un cran, mais seulement dans ma tête. Je répondis machinalement aux questions et faisais en sorte d’être en raccord avec mon profil. Pendant ce temps, des perles de sueur avaient recouvert mon visage, et sans doute, tout le corps. L’on me tendit un verre d’eau, craignant que je ne m’évanouisse. Je dus me rattraper absolument. C’était soit ça, soit vivre dans la rue. Je fis donc de mon mieux pour paraître enjoué, ne manquant pas de vanter le peu de mérite que j’avais en insistant au possible sur ma motivation, qui vacillait à chaque minute. À la dernière minute, mes efforts avaient payé. Constatant mon acharnement malgré le stress, ils s’étaient dits que j’étais fait pour le poste, et m’avaient demandé de revenir en début de semaine prochaine. J’étais entièrement soulagé et, essayant de sortir du bureau sans trébucher, je me promis que je garderais ce poste à tout prix. Plus d’entretien d’embauche pour moi, merci.